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Clavier et style par Alpha et Oméga Nantes

Clavier et style de Alpha & Oméga : Blog en pause

31 Juillet 2010 , Rédigé par Cath

Voici le programme jusqu'au 15 août :

 

 Chien-qui-dort.jpg

Alors, à bientôt.

 

Réussir la couverture d'un rapport ou la page de titre d'un roman

29 Juillet 2010 , Rédigé par Cath Publié dans #Présentation du texte

Il est beaucoup plus délicat qu’il n’y paraît de faire une page de titre harmonieuse. Voici quelques règles de base qui pourront vous y aider.

 

En effet, même s’il est impensable de formuler une règle stricte de construction, certaines lois gagnent à être suivies autant que faire ce peut.

 

Que ce soit une page de faux-titre ou une page de grand-titre, que sa présentation soit libre ou largement imposée, le placement du titre de l’ouvrage est fondamental.

 

Nous savons que l’œil ne se pose pas n’importe où sur une page, qu’elle soit blanche ou imprimée. Il a une prédilection pour le tiers supérieur de la surface. Il est donc important de situer le titre de l’œuvre au niveau du bas de cette zone mais non au milieu de la page comme on le voit très souvent.

 

L’importance donnée par la typographie au titre sera moins grande s’il s’agit d’une page de faux-titre où le titre est seul que s’il s’agit d’une page de grand-titre où il est accompagné par d’autres informations (nom de l’auteur, éditeur…).

 

Stanley Morison propose que le corps choisi pour le titre soit au maximum le double du corps du texte de l’ouvrage. Sans être impératif, il convient de se rappeler que les titres en capitales trop grosses sont inesthétiques et difficiles à lire. Evidemment si le titre est long, vous devrez choisir un corps plus petit et gérer les retours à la ligne de façon à conserver une logique de lecture. L’italique est très déconseillé pour un titre.

 

Pour l’œil, il est important d’avoir une ligne imprimée en haut de la page pour indiquer la valeur de la marge haute et surtout une ligne en bas pour indiquer celle de la marge basse.

 

Le nom de l’auteur est classiquement indiqué en haut mais on peut le mettre aussi sous le titre. La position en bas à droite, souvent rencontrée sur les mémoires rend celui-ci moins visible. Par cette position, l’œuvre est rendue plus anonyme et l’auteur s’efface devant l’organisme, l’école ou l’université dont le nom est généralement indiqué en haut de la page en centré c'est-à-dire là où classiquement devrait apparaître le nom de l’auteur. Il s’agit en quelque sorte d’une captation typographique de l’œuvre qui n’appartient plus réellement à son auteur… ou le moins possible.

 

Ce sont les blancs inégaux engendrés par le positionnement des différents éléments de la page qui leur donnent toute leur signification.

 

Le blanc séparatif entre le nom de l’auteur et le titre de son œuvre doit être plus petit que celui existant entre le titre et le nom de l'éditeur. Cela revient à rattacher dans l’espace de la page l’auteur et son œuvre d’une manière étroite. Non seulement cette disposition est logique mais elle facilite la lecture globale des deux informations et partant leur mémorisation.

 

Il est possible de renforcer visuellement cette relation en utilisant le même caractère avec des corps différents pour le nom de l’auteur et le titre de l’œuvre.

 

Dans la même logique, la différence typographie entre titre et auteur sera plus faible qu’entre titre et éditeur.

 

En outre, bien que les programmes actuels de traitement de texte permettent d’utiliser beaucoup de polices différentes, de déformer les titres etc., sachez l’apprécier et le consommer avec modération.

 

La typographie doit être le support de l’idée, la renforcer mais non l’occulter. Restez toujours très sobres, évitez de multiplier les polices, trouvez la beauté dans l’harmonie et non dans la fioriture.

 

Enfin, pour juger de votre présentation, vous pouvez utiliser la fonction aperçu avant impression en réglant de zoom de façon à voir toute la page sans pouvoir forcément la lire. Mais finalement, il vous faudra l’imprimer et la regarder de loin pour visualiser les différents blocs.

 

Autres articles :

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Et cetera, etc. 

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Passer à la page suivante  

Les premières pages d’un livre

27 Juillet 2010 , Rédigé par Cath Publié dans #Présentation du texte

Que ce soit pour un livre ou pour un rapport, la question " qu’est-ce que l’on met sur la page de garde ? " n’apparaît généralement à l’auteur qu’à la toute fin de son travail.

 

Elle lui apparaît souvent comme superflue.

 

Et pourtant les premières pages doivent être ordonnées selon les usages bibliographiques, les exigences de l’éditeur ou de l’organisme.

 

En outre, ce sont les pages introductrices de l’espace de lecture, dont on peut comparer le rôle à celui des jardins ou des vestibules qui, avant le sanctuaire, accueillent et préparent le visiteur.

 

Il faut en effet, à travers ces pages, mettre le lecteur en condition de recevoir deux choses : la qualité d’un texte et la qualité d’un livre.

 

Or le texte n’apparaît qu’après ce parcours, même très rapide, des premières pages et on sait qu’alors il accaparera toute la fonction active et réflexive du lecteur.

 

Il convient donc d’utiliser ces quelques pages, pour qu’elles donnent au lecteur des informations indispensables, de nature non textuelle et ouvrent sur le tête-à-tête avec l’auteur.

 

La présentation et la typographie doivent être choisies en conséquence. Il n’est évidemment pas question de mettre les mêmes premières pages pour un écrit littéraire ou pour un livre pour enfants.

 

Pour les mémoires, la présentation des premières pages est généralement très codifiée par l’université ou l’école. Ces préconisations qui sont destinées à donner une unité de présentation à l’ensemble des mémoires, doivent être suivies à la lettre.

 

Sur les premières pages, le lecteur découvre :

  • des informations : titre, nom de l’auteur, nom de l’éditeur, nom des personnes ayant collaboré, nom des illustrateurs, nom du traducteur, année d’édition… ;
  • une plastique : l’espace de lecture, la forme du caractère, le style typographique ;
  • un codage : le jeu relatif des invariants typographiques (graisses, corps, pentes), le jeu des blancs séparatifs qui structurent visiblement la pensée de l’auteur.

Ces pages préparent donc le lecteur à passer en douceur de la page blanche – le silence – à la première page de texte – le discours.

 

On trouve ainsi :

  • la page de garde (page 1 et 2) qui contrairement à l’usage aujourd’hui courant de ce terme est une page blanche ;
  • la page de faux-titre (page 3) qui ne contient que le titre de l’œuvre ;
  • la verso du faux-titre (page 4) qui peut être une page blanche ou contenir par exemple la liste des ouvrages du même auteur ou une illustration, un frontispice ;
  • la page de grand-titre (page 5) qui est celle que l’on appelle couramment la page de titre ;
  • la page de copyright (page 6) qui peut aussi contenir la justification du tirage par exemple Cet ouvrage a été tiré en cinq cents exemplaires sur Vélin numérotés de 1 à 50…. ;
  • en page 7 on peut trouver une dédicace, le début de la préface ou la page de départ. Cette page 7 sera la première page foliotée de l’ouvrage. On pourra utiliser les chiffres romains s’il s’agit d’une préface.

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Petit point sur les formats de papier  

Un problème ? Il n’y a qu’à faire un nouveau Grenelle !

25 Juillet 2010 , Rédigé par Cath Publié dans #Le mot du jour

Grenelle de l’environnement, Grenelle de la mer, Grenelle de la sécurité, Grenelle 1 ou 2, cette expression est à la mode actuellement.

 

Elle est utilisée dans le sens de réunion au sommet suivie d’un accord important entre le gouvernement et les partenaires sociaux.

 

Lors de la crise de mai 1968, le mouvement étudiant qui battait avec énergie le pavé parisien, s’était doublé d’un énorme mouvement de grèves spontanées, tel que la France n’en avait jamais connu.

 

Il fallait à tout prix éviter une coalition qui aurait pu être dangereuse.

 

Georges Pompidou décida alors de convoquer un sommet social particulièrement spectaculaire dans sa forme et dans ses décisions. Le patronat et le gouvernement voulaient à tout prix arrêter les grèves et les syndicats souhaitaient reprendre l’initiative.

 

Toutes les organisations syndicales furent donc conviées rue de Grenelle.

 

Après une journée et une nuit de négociations, un protocole des propositions du gouvernement est publié le 27 mai au matin. Il ne prévoyait rien de moins que le relèvement du salaire minimum de 35 % et des autres salaires de 10 %.

 

Mais ces propositions ne devinrent jamais des accords car elles furent rejetées par les ouvriers.

 

Le premier Grenelle a donc été un échec et ses accords qui n’en étaient pas, n’ont de fait débouché sur rien de concret même si on l’a un peu oublié pour ne retenir que son côté spectaculaire.

 

Faire un nouveau Grenelle c’est, dans le vocabulaire politique, réunir un sommet important pour de grandes négociations, afin de mettre fin à une crise ou de frapper l’opinion.

 

Il est quand même ironique de constater que pour résoudre nos diverses crises actuelles, nous nous référions à une réunion qui fut un fiasco ou au mieux une opération de communication avortée.

 

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Peer to Peer ou P2P pour les intimes

23 Juillet 2010 , Rédigé par Cath Publié dans #Informatique

Dans ma croisade pour une meilleure compréhension du franglais, je vous présente Peer to Peer (lisez pire tout pire… et je ne fais pas de mauvais esprit !).

 

Cette locution anglaise est utilisée pour désigner un mode de liaison directe entre deux utilisateurs d’un même réseau, sans passer par un serveur.

 

Un serveur est un ordinateur ou un système informatique permettant à un utilisateur qui se connecte dessus d’obtenir le traitement de programmes ou la consultation de bases de données ou l’accès à un service…

 

Par exemple, chez vous, vous utilisez votre ligne téléphonique pour vous connecter sur le réseau Internet, parvenir ainsi sur le serveur d’Overblog et consulter ainsi les géniaux articles de Clavier et style qui y sont stockés.

 

Ce qui veut dire aussi, qu’il reste une trace de votre passage de même que lorsque je mets un article ou une image, ils sont présents sur le serveur d’Overblog.

 

Overblog a donc possibilité de surveiller les fichiers contenus sur son serveur et de les détruire le cas échéant notamment s’ils sont illégaux ou contraires à la charte par exemple si leur contenu est pornographique.

 

Pour en revenir au Peer to Peer, ce mode de transmission permet les échanges directs entre deux utilisateurs donc sans contrôle. C’est ainsi que l’on peut facilement échanger des fichiers piratés (musiques et vidéos).

 

Cela permet aussi une confidentialité accrue.

 

Abréviation : P2P

Synonyme : personne à personne.

 

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Petit point sur les formats de papier

21 Juillet 2010 , Rédigé par Cath Publié dans #Typographie

A0, A1, A2, A3, A4… A13.

 

Non, je ne suis pas en train de vous parler en langage chiffré mais seulement des formats de papier.

 

En effet, ces codes désignent les formats standardisés des feuilles de papier utilisés en particulier pour les imprimantes et les tables traçantes.

 

Chaque feuille est de la forme d’un rectangle dont le quotient de la longueur par la largeur est égal à racine de 2.

  • Le format A0 correspond à une surface de 1 m² (84,1 cm x 118,9 cm).
  • Le format courant, celui de la feuille " normale " est codé A4.

 

Lorsque vous imprimez quelque chose, vous êtes comme Monsieur Jourdain, vous faites du A4 sans le savoir.

 

Comme nous l’avons appris à l’école, le A4 a pour dimensions 29,7 cm x 21 cm.

 

Plus le chiffre est grand, plus la feuille est petite (c’est comme pour la lingerie, plus c’est cher, moins vous avez de tissu).

 

En fait, le numéro correspond au nombre de pliures :

  • Une feuille A0 pliée en deux donne du A1.
  • Une feuille A1 pliée en deux donne du A2.

Donc si vous voulez sortir un document de 4 pages (façon petit journal) dont le format final sera le A4 classique, il vous faudra utiliser une feuille de format A3.

Et si vous prenez une feuille normale et que vous la pliez en deux pour faire par exemple un petit menu de fête, vous obtiendrez un… A5.

 

Petite remarque mathématique :

On passe donc d’un format de longueur L et de largeur l au format suivant de longueur l et de largeur L/2. De la sorte, le rapport racine de 2 se conserve dans chaque format.

 

A noter qu’il existe d’autres séries de formats de papier : la série B pour les affiches et plus utile pour la plupart d’entre nous, la série C pour les enveloppes et la papeterie.

 

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Les petits secrets du clavier de votre portable

19 Juillet 2010 , Rédigé par Cath Publié dans #Apprendre le clavier

Bien qu’elles soient moins nombreuses et plus confinées que sur le clavier d’un ordinateur de bureau, les touches d’un portable ont les mêmes fonctionnalités.

 

En fait, il n’y a que quelques petites modifications pour limiter l’encombrement du clavier.

 

Sur certains portables, vous n’avez pas de pavé numérique et certaines touches portent des petits chiffres généralement de couleur différente.

 

Par exemple, vous trouverez un petit 4 à droite du U ou un petit 1 à droite du J.

 

D’autre part, vous trouverez une touche Fn (fonction) en bas à gauche de votre clavier.

 

Croyez-le ou non, tout est lié !

 

En effet, les touches qui comportent des symboles ou des caractères colorés fonctionnent de concert avec la touche Fn et vous permettent aussi bien d’effectuer des réglages que de simuler un pavé numérique.

 

Ne courrez pas chercher une aspirine, je m’explique !

 

Si vous enfoncez simultanément la touche Fn et la touche U (où je vous rappelle, vous trouvez un petit 4), vous obtenez un 4.

 

Mais sur certaines machines, si vous regardez bien, vous trouverez autre chose que des chiffres ou des opérateurs numériques en coloré. Par exemple, avec les flèches ­ et ¯ vous pouvez trouver un symbole de ce type ® (un petit soleil, je le précise au cas où votre navigateur ne vous l’afficherait pas.)

 

Et avec ce petit soleil, il y a un + ou un – à moins que ce ne soit une flèche vers le haut ou vers le bas.

 

Cela signifie que si vous frappez simultanément la touche Fn et ce symbole, vous pourrez augmenter ou diminuer la luminosité de votre écran.

 

Simple, mais il fallait y penser !

 

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Le maillon faible au pays des mots

17 Juillet 2010 , Rédigé par Cath Publié dans #Le mot du jour

Toute voyelle est égale en droits et en devoirs !

 

La règle semble correcte et juste et on ne voit pas pourquoi, dans l’évolution de la langue, certaines feraient fortune et d’autres disparaîtraient.

 

Mais force est de reconnaître que l’égalité chez les voyelles est un vœu pieux… j’ai dit, chez les voyelles, pas de mauvais esprit s’il vous plait !

 

Celles qui sont libres ont plus de risque de tomber sous les coups. Ainsi leur sort est vite réglé, elles disparaissent ou se transforment.

 

Prenez par exemple le mot latin anima qui a donné animal en conservant toutes ses voyelles mais aussi âme.

 

Pourquoi ?

 

Le i central d’anima n’étant pas aidé par un accent tonique venant le renforcer a été balbutié, susurré, atrophié puis oublié. De même la voyelle finale sans accent a dû s’effacer pour faire place à un e.

 

C’est ainsi qu’au 11e siècle, anima est devenu aneme puis anme.

 

La seule à capter l’héritage a été la voyelle initiale qui avait pour elle deux atouts majeurs, d’une part l’accent tonique qui était de son côté et puis le bloc des consonnes n et m sur lequel elle s’est appuyée.

 

Pour les mêmes raisons, le a de patrum ou de mare a donné pré ou mer et le e de bene est devenu bien.

 

Par contre, les voyelles qui ne sortent qu’avec deux consonnes baraquées en guise de chaperon, ne risquent rien ou presque.

 

Dans la forme animal, c’est le l final qui en mettant l’accent tonique sur la dernière syllabe a protégé le a final et par rebond sauvé la vie du i.

 

Le a de marmor est resté dans marbre de même que le o de mortem dans mort parce que les consonnes veillaient au grain.

 

Mais dans l’évolution permanente de la langue, les bienfaits ne sont pas forcément récompensés. Ainsi, le n de anme est tombé au champ d’honneur et seul un accent circonflexe indique l’endroit où il fut enterré.

L’âme était née.

 

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Lettre professionnelle : comment argumenter et convaincre ?

15 Juillet 2010 , Rédigé par Cath Publié dans #Recherche d'emploi

Choisissez votre personne

Classiquement, le nous est de rigueur dans ce type de courrier notamment dans le cas où vous parlez au nom de la société qui vous emploie. Cependant, le je donne un style direct et dynamique qui est préférable lorsque vous vous exprimez à titre personnel par exemple dans une lettre de motivation. N’utilisez jamais le on qui engendrera un sentiment d’imprécision ou de généralité.

Exprimez-vous de préférence à l’indicatif

Chaque fois que c’est possible, bien entendu !

En tout état de cause, évitez le passé simple qui donne certes un côté littéraire à votre œuvre, mais paraît souvent précieux et suranné.

Gare aux parenthèses

Utilisé pour insérer des illustrations ou des exemples, l’ajout d’informations entre parenthèses complique la lecture et peut faire perdre le sens de la phrase. C’est notamment (pas exclusivement bien sûr mais le plus souvent, en tous cas suffisamment souvent pour que cela puisse être une cause fréquente mais non exclusive d’une perte de lisibilité du texte, caractéristique pourtant essentielle d’un écrit qui se veut de qualité).. le cas avec des insertions trop longues (ah, bon ?).

Méfiez-vous des mais où et donc or ni car !

Les conjonctions de coordination ont bien entendu une fonction grammaticale. Comme leur nom l’indique, elles servent à coordonner les différentes propositions de la phrase. Mais elles vous conduisent également, en particulier les et, à allonger vos phrases. Elles seront avantageusement remplacées par des points chaque fois que faire se peut.

Organisez vos phrases logiquement

Revenez aux basiques de l’école primaire : sujet + verbe + complément. Cependant, il peut être nécessaire de varier le rythme pour soutenir l’attention du lecteur. Vérifiez alors que le sens de la phrase est bien celui que vous souhaitez et que la proposition que vous mettez ainsi en valeur est bien la bonne.

Adaptez votre vocabulaire à vos lecteurs

Quand deux techniques se rencontrent, de quoi parlent-ils ? De technique !

C’est une boutade bien entendu. Cependant, si vous vous adressez à une personne qui fait le même métier que vous, vous devez utiliser les termes techniques consacrés. Par contre, si votre courrier est envoyé à une entreprise, sans mention d’une personne particulière, il pourra être lu par des personnes n’ayant pas la même culture. Il est donc nécessaire que le vocabulaire utilisé ne comprenne pas de termes techniques pointus ni d’anglicismes, ni d’abréviations.

Bannissez les mots flous et imprécis

Pour être convaincant, il doit se dégager de votre écrit un sentiment de fiabilité et d’exactitude. Pour cela, vous éviterez tout ce qui va aller à l’encontre de cette impression. Vous bannirez donc les mots divers, différents, nombreux, variés, quelquefois, parfois, etc. qui vont renforcer ce sentiment.

Evitez le délayage

Il vaut mieux être trop court que trop long. Votre courrier doit avoir du contenu. S’il s’agit d’une lettre de motivation qui accompagne un CV, elle doit tenir en une page. C’est à la fois peu pour toutes vos qualités et suffisant si votre texte est bien rédigé.

Soyez agréable à lire

Bien sûr, une lettre professionnelle n’a pas l’ambition d’un roman mais quand même. Un bon roman, une fois tombé dedans, vous ne pouvez vous plus vous en sortir. Une lettre professionnelle, toutes proportions gardées, c’est pareil.

Vous ne décrocherez pas un emploi ou vous ne satisferez pas un client en adoptant le style Caliméro qui se lamente sous sa coquille que le monde est trop injuste.

D’un autre côté, on lit souvent qu’il faut toujours être positif. Surtout dans les lettres de motivation, on conseille d’employer des mots comme motivé, énergie, séduit, audace, innovation, réussie, développé, force…

Personnellement, je reçois régulièrement ce type de lettre et j’ai toujours le sentiment d’avoir affaire à un produit de grande consommation, bien présenté, avec une bonne pub mais ne valant pas tripette, qu’il s’agisse d’un humain, d’un camembert ou de la dernière innovation qui va révolutionner mon existence. Bref, je me demande toujours où est l’arnaque.

Testez votre lettre

La meilleure façon de savoir si une lettre est correctement écrite, est de la lire à haute voix. Si votre langue bute sur un mot, il est vraisemblable que l’esprit de votre lecteur fera de même. Modifiez donc les phrases jusqu’à ce que cela " coule ".

 

Enfin, rappelez-vous que même la meilleure lettre ne permettra pas de vendre du sable à un bédouin ou de la glace à un esquimau.

 

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Accord du participe passé et conjonctions

13 Juillet 2010 , Rédigé par Cath Publié dans #Grammaire et orthographe

Lorsque plusieurs antécédents sont joints par une conjonction de comparaison :

 

Le participe passé s’accorde avec les antécédents joints par une conjonction de comparaison indiquant une idée d’addition.

  • Lors de mon voyage, c’est la mer ainsi que le climat que j’ai appréciés.
  • C’est sa bonne humeur, autant que son physique, que j’ai admirés chez elle.
  • Catherine ainsi que sa sœur se sont distinguées à l’épreuve de philosophie.

 

Mais avec l’antécédent auquel il se rapporte lorsque la conjonction de comparaison indique une idée de soustraction.

  • C’est son imagination plus que son savoir que l’on a notée dans ce devoir.
  • C’est une montre plutôt qu’un bracelet qu’elle a souhaitée pour son anniversaire.

 

Il reste invariable quand les antécédents sont joints par une conjonction de comparaison indiquant une idée d’exclusion, de désaccord.

  • Ce sont les mets et non les vins qui ont flatté le palais des invités.

 

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L’accord du participe passé avec le pronom en  

Accord des participes avec les adverbes de quantité

Accord avec le pronom indéfini "on" 

Accord du participe passé des verbes impersonnels 

Le participe passé employé avec l’auxiliaire avoir 

Le participe passé employé avec l’auxiliaire être 

L’accord des participes passés des verbes pronominaux 

Accord du participe passé employé sans auxiliaire